
La lecture des médias, des articles sur les réseaux sociaux, pourrait nous faire croire que la méditation de pleine conscience consiste simplement à s'asseoir et à suivre sa respiration et qu’elle ne peut "que faire du bien", qu'être bénéfique.
Pourtant … la méditation peut comporter des effets indésirables, des contre indications qu’il convient de ne pas ignorer.
C’est notamment le cas pour les personnes souffrant de crises d’angoisses et troubles anxieux sévères, non stabilisés, ou les personnes en plein épisode dépressif ou syndrome de stress post-traumatique.
En effet, porter son attention à ce qui se passe en soi, comme cela est souvent proposé par les méditations guidées que l’on trouve sur les réseaux sociaux ou les appli, est à double tranchant :
- lorsque l’on souffre d’une dépression sévère et que l’on prend conscience des ruminations négatives qui tournent en boucle dans son mental, on peut avoir l’impression d’être happé.e par une spirale infernale, aggravant ainsi les symptômes, laissant le.la méditant.e désemparé.e voire dissocié.e,
- lorsqu’on souffre de crises d’angoisse et que l’on porte son attention à la respiration pour s’apaiser, l’effet peut être totalement inverse : provoquer l’hyperventilation, ce qui est encore plus angoissant.
Et c’est bien dommage car la méditation de pleine conscience peut être une pratique très soutenante pour éviter les rechutes dépressives, pour gérer l’anxiété et améliorer les syndromes des troubles de stress post-traumatique par exemple. Les études et la littérature scientifiques l’attestent.
Il convient "simplement" d’être bien accompagné.e : par un ou des professionnel.le.s formé.e.s, qui peuvent moduler, expliquer, orienter, soutenir … bref éclairer la voie pour éviter les ornières et les chaussetrappes et permettre à celles et ceux qui souhaitent pratiquer la méditation, d’en retirer tous les bénéfices.
Si vous avez connu, expérimenté, des effets indésirables durant une ou des méditations, je peux vous accompagner dans votre pratique : j’ai été spécifiquement formée à l’instruction de la pleine conscience pour le traumatisme et la pleine conscience.
De même que mes prestations et les programmes MBSR que j'anime sont "sensibles au trauma".
Si cet article vous (re)donne envie d'essayer ou de vous (re)mettre à la méditation de pleine conscience,
allez voir ma page "prestations" et trouvez l'accompagnement qui vous convient.
Vous pouvez également me contacter si vous souhaitez échanger avec moi.
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