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La pleine conscience : pour se reconnecter à TOUTE son expérience

La pleine conscience permet de se reconnecter à tous nos sens

 

Lorsqu'on évoque la pleine conscience, l’image qui surgit spontanément est souvent celle d’une personne en méditation, assise en tailleur, attentive à sa respiration. 

Si le souffle est une ancre précieuse pour revenir au moment présent, il n’est pas l’unique porte d’entrée vers la pleine conscience. Nos sens, souvent relégués à l’arrière-plan de notre attention, sont des alliés puissants pour nous reconnecter à nous-mêmes et au monde qui nous entoure.

 

En effet, dans un quotidien saturé de stimuli en tout genre et de distractions numériques, combien de fois prenons-nous réellement le temps d’écouter les sons qui nous entourent, de sentir la texture d’un objet sous nos doigts, de prêter attention aux subtiles variations de lumière au fil de la journée, d'identifier nos états interne ? La pleine conscience invite à une redécouverte de toutes nos perceptions, ouvrant la voie à une présence plus posée, plus profonde.

 

La diversité de nos sens

Depuis l’enfance, on nous parle de nos cinq sens : la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher.

Pourtant, la science nous révèle que notre perception du monde ne se limite pas à ces seuls canaux de perception. Nous disposons en réalité d’un éventail bien plus large de capacités sensorielles :

 

  • la proprioception : la perception de la position et des mouvements de notre corps sans avoir besoin de le voir ;
  • l’interoception : la conscience de nos sensations internes, telles que la faim, la soif, le rythme cardiaque ou la température corporelle ;
  • la thermoception : la perception de la chaleur et du froid ;
  • la nociception : la perception de la douleur, un mécanisme essentiel à la survie ;
  • l’équilibrioception : la capacité à percevoir notre orientation dans l’espace et à maintenir notre équilibre grâce au système vestibulaire de l’oreille interne.

Ces sens façonnent notre expérience et influencent nos émotions, notre bien-être et même nos réactions face au stress, inconsciemment la plupart du temps,.

 

Un sens intérieur : la conscience des pensées

À côté de ces perceptions sensorielles, un autre type de sens peut être évoqué : la métacognition, c’est-à-dire la capacité à prendre conscience de nos pensées.

 

Tout comme nous percevons des sons ou des textures, nous avons la capacité de percevoir nos pensées, le flux de nos idées, de remarquer, leur intensité, leur caractère répétitif ou aléatoire.

 

Cette capacité, souvent associée à la pleine conscience, permet de prendre du recul par rapport à cette activité intellectuelle plutôt que de nous laisser emporter par elle.

 

En ce sens, la métacognition fonctionne comme un "sens intérieur" : elle nous informe sur notre état mental, de la même manière que l’interoception nous renseigne sur notre état physique interne.

 

L’intérêt d’être attentif.ve à ce que perçoivent nos sens

Dans notre quotidien, nous avons tendance à fonctionner en mode automatique, absorbé.e.s par nos tâches, nos écrans ou nos préoccupations. Nos sens sont alors sous-exploités ou filtrés, ne laissant passer que ce qui saillant, urgent, voire excessif …

 

Ainsi, apprendre à redevenir présent.e.s à ce que nos sens perçoivent est intéressant pour apaiser le stress

Imaginez une journée particulièrement stressante, où tout semble s’accélérer et où l’anxiété monte sans que vous en compreniez forcément la cause. Plutôt que de rester plongé.e dans vos pensées, vous prenez un moment pour vous reconnecter à votre corps. Vous fermez les yeux et portez attention à votre respiration, à la sensation de votre ventre qui se soulève et s’abaisse, à la tension dans vos épaules ou votre mâchoire. Vous remarquez peut-être aussi votre rythme cardiaque légèrement accéléré ou une chaleur diffuse dans vos mains. 

Vous pouvez aussi de choisir d’écouter les bruits qui parviennent à vos oreilles : leur apparition, leur modultation, leur fin …

Ces prises de conscience peut vous éviter l’emballement du mental et donc stress et vous aider à répondre avec plus de clarté à la situation.

 

 

De même que la prise de conscience de ses pensées (la métacognition), permet la défusion pour ne pas se laisser submergé.e par elles

 

La défusion cognitive (un terme utilisé en psychologie, notamment en thérapie ACT – Thérapie d’Acceptation et d’Engagement) consiste à prendre du recul par rapport à ses pensées, en les considérant comme des événements mentaux plutôt que de les considérer comme des vérités absolues.

En pratiquant la défusion, vous pouvez prendre du recul et observer cette pensée comme une simple construction mentale. Vous pourriez vous dire : « Ah, tiens, mon esprit me raconte une histoire. » Ou encore imaginer cette pensée comme une vague qui apparaît et disparaît.

En développant cette capacité à percevoir vos pensées comme des phénomènes transitoires, vous réduisez leur impact émotionnel et retrouvez plus de liberté dans vos actions. Vous ne vous identifiez plus à vos pensées, mais les voyez comme un flux d’informations que vous pouvez choisir de suivre… ou non.

 

Ces deux approches – la perception par les sens et la métacognition – sont donc des clés essentielles en pleine conscience. 

Elles permettent d’éviter les automatismes réactifs et d’habiter pleinement son expérience avec plus de clarté et de sérénité. 😊

 

 

Si cet article vous a (re)convaincu.e de l'utilité de la pleine conscience et vous (re)donne envie d'essayer /de vous y mettre,

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